La mauvaise interprétation de René Girard par Peter Thiel : une stratégie machiavélique du pouvoir ?
Cet article explore l’interprétation sélective par le milliardaire Peter Thiel de la théorie mimétique du philosophe français René Girard et ses implications politiques. Thiel utilise les concepts de Girard sur le désir mimétique, la rivalité et le bouc émissaire pour critiquer la démocratie libérale et défendre un leadership fort. L’auteur révèle la mauvaise interprétation de Girard par Thiel, montrant comment cette distorsion se manifeste chez son protégé, J.D. Vance, menant à la marginalisation de groupes vulnérables et à une subversion potentielle des institutions démocratiques. Au cœur de l’analyse se trouve l’essai provocateur de Thiel de 2004, « Le moment straussien », qui révèle son engagement envers Schmitt, Strauss et Spengler, et sa vision d’un avenir post-libéral. L’article conclut en soulignant les dangers inhérents à l’instrumentalisation des idées de Girard par Thiel et à ses objectifs politiques ambitieux.