Baisse des inscriptions en doctorat face aux difficultés financières et aux perspectives d'emploi sombres
Une tendance inquiétante se dessine : le nombre d’inscriptions en doctorat diminue dans plusieurs pays, notamment en Australie, au Japon, au Brésil et au Royaume-Uni. Le coût de la vie élevé, les bourses maigres et les perspectives d’emploi limitées après l’obtention du diplôme découragent les candidats potentiels. L’OCDE appelle à des réformes pour améliorer les conditions de travail et diversifier les options de carrière afin d’éviter une fuite des cerveaux et de freiner le progrès scientifique. En Australie, les bourses de doctorat sont inférieures au salaire minimum, ce qui crée une insécurité financière. Les inscriptions en doctorat au Japon diminuent depuis le début des années 2000, ce qui a poussé le gouvernement à intervenir. Le Brésil a enregistré son plus faible nombre d’inscriptions en doctorat en dix ans en raison de la crise économique et du sous-financement de la science. Au Canada, bien qu’aucune baisse n’ait encore été constatée, les problèmes de financement persistent. L’augmentation des bourses est un pas positif, mais elle ne profite qu’aux meilleurs étudiants. De plus, les restrictions imposées aux étudiants internationaux dans des pays comme le Royaume-Uni affectent la capacité des universités à soutenir les chercheurs en début de carrière.