Le plan hongrois d'utiliser la reconnaissance faciale contre les événements LGBTQ+ viole la loi européenne sur l'IA
Le projet de Viktor Orbán d'utiliser la reconnaissance faciale pour réprimer les événements LGBTQ+ en Hongrie viole la loi européenne sur l'IA. La loi interdit largement la reconnaissance faciale en temps réel pour les forces de l'ordre, à l'exception de la sécurité nationale ou du terrorisme. L'amendement proposé par Orbán à la loi sur la protection de l'enfance interdit les événements LGBTQ+ et permet à la police d'utiliser la reconnaissance faciale pour identifier les participants. Le Dr Laura Caroli, qui a négocié les règles européennes sur l'IA, confirme que cet usage est explicitement interdit. Même en invoquant la sécurité nationale, cela ne serait pas justifié. L'interdiction, en vigueur depuis le 2 février, a suscité de vives critiques. L'eurodéputé Daniel Freund l'a qualifiée de comportement similaire à celui de la Russie ou de la Chine, exhortant l'UE à cesser de financer le régime d'Orbán. Le Comité Helsinki hongrois souligne les violations des droits à la protection des données. Bien que l'application incombe aux autorités hongroises, d'autres États membres peuvent s'opposer à de telles mesures. L'application pratique de la loi sur l'IA prendra du temps, laissant la place à de tels abus entre-temps.