Combattre la corruption du pouvoir par le hasard : concevoir un système plus juste
Cet article explore la loi de Campbell (une variante de la loi de Goodhart), affirmant que toute métrique utilisée pour la prise de décision sociale est susceptible de manipulation. Prenant l’exemple de la sélection des postes d’autorité, il montre comment les méthodes traditionnelles (élections, hérédité) peuvent être manipulées, conduisant à ce que ceux qui sont habiles en manipulation, plutôt que les plus qualifiés, obtiennent le pouvoir. L’auteur propose d’introduire des mécanismes aléatoires (par exemple, des comités d’examen sélectionnés au hasard, une sélection aléatoire des candidats) pour lutter contre cette corruption, en augmentant l’équité et l’efficacité, en citant des exemples historiques et modernes. En fin de compte, l’article soutient que l’aléatoire n’exclut pas l’excellence, mais la protège, empêchant les méritocracies d’être dominées par les conspirateurs et les flatteurs.