Superfloraison : Comment les technologies de connexion nous déchirent
Le nouveau livre de Nicholas Carr, *Superfloraison*, examine comment les technologies modernes de connexion – téléphones portables, internet, médias sociaux, etc. – impactent les individus et la société. Carr soutient que ces technologies ne sont pas intrinsèquement mauvaises, mais qu'elles engendrent des conséquences négatives en raison de nos idées fausses sur la communication et sur nous-mêmes. Il utilise l'événement de la floraison de coquelicots à Los Angeles en 2019 pour illustrer comment la surcharge d'informations et l'effet d'amplification des médias sociaux conduisent au chaos et à la négativité. L'ouvrage retrace l'histoire des technologies de la communication, soulignant comment elles ont toujours été accompagnées d'imaginations surnaturelles, et soulève des inquiétudes concernant l'anonymat, le pouvoir et la véracité de l'information. Carr critique l'optimisme technologique, arguant que la surcharge d'informations n'a pas mené à une société plus démocratique ou plus rationnelle, mais a plutôt exacerbé les divisions sociales. Il affirme que la conception des médias sociaux exploite les biais cognitifs, exacerbant la fragmentation de l'information et une manière de penser rapide, conduisant finalement à une « hyperréalité » où le vrai et le faux sont indiscernables. Carr appelle à un retour à la réalité, à résister à la surcharge d'informations, et propose des solutions possibles, comme augmenter le coût de friction de la diffusion de l'information.